Eytan Fox — Tu marcheras sur l’eau (2004)

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Après avoir assassiné un  membre important du Hamas à Istanbul, Eyal, un tueur du Mossad, rentre en Israël. Il retrouve sa femme morte, suicidée. Il refuse de recevoir un suivi psychologique et veut repartir en mission. Son chef lui propose de surveiller Axl et Pia Himmelman, les petits enfants d’un monstre nazi dont le Mossad a perdu la trace. Peut-être qu’ils ont des informations qui permettraient de débusquer leur grand-père. Pia vit en Israël et son frère vient justement lui rendre visite. Alors qu’il est hanté par la mort de sa femme, la rencontre avec Axl et Pia va bouleverser la vie d’Eyal.

Tu marcheras sur l’eau est un excellent film à suspens avec en toile de fond la deuxième intifada, le besoin de justice (ou de vengeance) contre les anciens nazis et l’homophobie. Les acteurs sont exellents, j’aime particulièrement Lior Ashkenazi en beauf viril et raciste. Parfois, certains ressorts sont un peu gros, mais cela n’empêche pas de se laisser prendre par le film. Bref, c’est globalement émouvant, et même drôle par moments.

Autre point positif : le film permet de travailler son hébreu, mais aussi son anglais et son allemand !

David Grossman — J’écoute avec mon corps (2005)

Outre les sorties françaises, je profite des fonds de la BULAC pour essayer de faire le tour des grands noms de la littérature israélienne. David Grossman m’apparaissait comme un passage obligatoire, j’ai donc cherché ce que je pouvais emprunter de lui à la BULAC en version originale et en traduction française. Je n’ai pas eu d’autre choix que ce recueil de deux nouvelles. Quatre romans de Grossman n’ont pas été enregistrés dans notre catalogue électronique et sont cachés au fonds des magasins. Jusqu’aux années 2000, la plupart des documents du fonds hébraïque issus de la BIULO et transmis à la BULAC n’ont pas été catalogués électroniquement, par manque de moyen. Seuls les documents jugés comme les plus importants ont été catalogués et placés en libre accès. C’est vraiment étonnant qu’un auteur majeur comme lui ait été oublié. En utilisant le vieux catalogue papier (dont la section hébraïque est très mal classée), il est possible de trouver les ouvrages. On peut les commander via le catalogue électronique de la BULAC, mais on ne peut malheureusement pas emporter ces livres chez soi. Voici donc la misère des hébraïsants qui explique mon choix pour ma première lecture de Grossman.

Un point qui m’a d’abord étonné, puis plu, c’est que chaque nouvelle est traduite par une personne différente : Rosie Pinhas-Delpuech que j’adore la plupart du temps, et Sylvie Cohen qui m’agace parfois un peu. J’allais pouvoir les comparer directement sur le même auteur !

J’ai abordé le livre en étant très sûr de moi. Hé ! je venais de terminer un Amos Oz, tout devait désormais être à ma portée. J’ai pleuré des larmes de sang. L’élégance du style d’Oz réside dans sa simplicité. Grossman, c’est autre chose.

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Idan Amedi — Heleq mèhazman (2017)

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Il y a quelques jours, j’avais Heleq mèhazman (« de temps en temps »), une chanson d’Idan Amedi dans la tête. Pour essayer de la faire sortir, je me suis dit que j’allais vous parler de lui, de sa chanson et de l’album dont elle est issue. Idan Amedi a un peu tendance à m’agacer avec ses airs mélancoliques doucereux, ses yeux de cocker et son sourire hésitant, mais j’y reviens régulièrement, il y a quelque chose d’assez réussi dans sa musique.

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Scandar Copti, Yaron Shani — Ajami (2009)

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Un jeune adolescent musulman d’Ajami, un quartier de Jaffa, se retrouve propulsé chef de famille et pris dans une faide avec une famille bédouine. Le film démarre sur les chapeaux de roue et enchaîne cinq histoires mettant en avant des personnages différents mais tous reliés entre eux. Les problèmes s’accumulent, problèmes d’argent, problèmes sociaux, meurtres, disparitions… Le suspens est tenu jusqu’à la dernière seconde.

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Amos Oz — Soudain dans la forêt profonde (2006)

Perdu sur un flanc de montagne se trouve un village loin de tout. Aucun des enfants de ce village n’a jamais vu un animal de ses yeux, ils sont tous partis dans la forêt une nuit, avant leur naissance. La raison du départ des animaux est taboue dans le village, rares sont les adultes qui en parlent, mais ils mettent bien en garde sur les dangers de la forêt et interdisent strictement d’y aller, surtout la nuit. Ceux qui l’ont fait sont devenus fous.

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Rona Kenan — Shirim LèYoel (Chansons pour Yoel, 2009)

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Rona Kenan est sans doute la première chanteuse israélienne dont on m’a parlé, mais j’ai mis un certains temps avant d’accrocher. C’est arrivé par hasard alors que j’écoutais à la suite tous les enregistrements musicaux en direct de la radio de l’armée Galgalatz. Je l’ai vue et écoutée interpréter Maboul (déluge), une chanson de son premier album, et j’ai fondu. J’ai alors écouté tous ses albums avec soin et je me suis arrêté sur Shirim LeYoel (Chansons pour Yoel) son troisième album, dont je vous parle ici.

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Nurith Aviv — D’une langue à l’autre (2004)

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Dans ce documentaire de Nurith Aviv, des poètes, écrivains, chanteurs ou philosophes israéliens parlent de leur rapport à l’hébreu alors que l’hébreu n’est pas leur langue maternelle ou la langue maternelle de leurs parents. Juifs, Arabes, tous ayant appris l’hébreu à différentes époques, reviennent sur leur vécu. En quelques minutes, dans un environnement intimiste, Nurith Aviv condense toute la beauté et la violence de la langue, qu’il s’agisse de la langue elle-même ou des idéologies qu’il y a derrière.

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Amos Oz — Judas (2016)

Mon compte rendu de ce superbe roman vient d’être publié sur le site Parutions : <http://parutions.com/index.php?pid=1&rid=1&srid=452&ida=18308>. Rendez-vous là-bas pour lire tout le bien que j’en pense ! Sur cette page je note quelques ressources supplémentaires autour du roman.

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Aharon Appelfeld — Le temps des prodiges (2004)

À la fin des années 1930 en Autriche, le fils d’une famille juive aisée témoigne à la première personne de son quotidien. Vacances, violon, algèbre, latin, réceptions… toutes ses activités sont ponctuées par la froideur de sa mère et la distance de son père. Ce dernier est un célèbre écrivain, virtuose du dialecte autrichien, ami de Stephan Zweig et admirateur de Franz Kafka.

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Shani Peleg — Live Show (2014)

Je suis tombé sur le Bandcamp de Shani Peleg en cherchant à retrouver celui de Peled, un rappeur israélien dont la musique n’a à peu près rien à voir. Je crois que c’est une des fautes de frappes les plus heureuses que j’ai pu faire, parce que j’ai découvert une artiste folk-rock que j’aime beaucoup et dont je vous propose ici d’écouter un concert acoustique très réussi.

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