Idan Amedi — Heleq mèhazman (2017)

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Il y a quelques jours, j’avais Heleq mèhazman (« de temps en temps »), une chanson d’Idan Amedi dans la tête. Pour essayer de la faire sortir, je me suis dit que j’allais vous parler de lui, de sa chanson et de l’album dont elle est issue. Idan Amedi a un peu tendance à m’agacer avec ses airs mélancoliques doucereux, ses yeux de cocker et son sourire hésitant, mais j’y reviens régulièrement, il y a quelque chose d’assez réussi dans sa musique.

Idan Amedi commence sa carrière musicale en 2010 comme participant à l’émission de télé réalité Kochav nolad (« une étoile est née », équivalent israélien de la Nouvelle Star) où il termine deuxième. Il sort son premier album en 2011, écrit et composé par lui. L’album devient disque d’or en 2012 (plus de 15000 unités vendues). Depuis, il sort un album tous les deux ans, le dernier dont je parle ici, Heleq mèhazman, est sorti début 2017. D’une manière générale, l’album est réussi, doux, pop, folk avec quelques accents orientaux çà et là. Il est disponible sur iTunes, avec une faute d’orthographe dans le titre au moment où j’ai regardé (חלק מזמן au lieu de חלק מהזמן). Je vais présenter trois chansons que j’aime particulièrement et je vous laisserai découvrir le reste si cela vous émoustille : Heleq mehazman (חלק מהזמן, de temps en temps), Achshav koulam roqdim (עכשיו כולם רוקדים, maintenant tout le monde danse), Ein otach (אין אותך, tu n’existes pas).

Heleq mèhazman (חלק מהזמן, de temps en temps)

Le premier monoplage de l’album, dont vous voyez le clip ci-dessus, est sorti en 2016 et a été classé à la septième position comme chanson de l’année (juive) 5776 par la radio de l’armée Galgalatz et le journal Ynet. Notez que j’ai participé à ce vote, que j’ai voté entre autres pour cette chanson et que c’est une des rares de mon choix qui s’est retrouvée classée.

C’est une chanson à la première personne où Amedi parle des moments où il pense à qui il aurait voulu être sans y être arrivé. Il cherche à surmonter ses déceptions en s’assurant que le futur sera meilleur. Le clip nous promène dans une fête d’appartement intime et sympathique. La mélodie s’incruste bien dans la tête, j’espère qu’elle se fixera aussi dans les vôtres, je me sentirais un peu vengé, même si finalement vous êtes bien aimables de me lire et que vous ne m’avez rien fait. C’est le tube de l’album, il a plus de cinq millions de vues sur Youtube et je trouve qu’il mérite bien sa popularité.

Achshav koulam roqdim (עכשיו כולם רוקדים, maintenant tout le monde danse)

Le deuxième monoplage est sorti en septembre 2016 avec lui aussi son clip. Le morceau est rythmé par l’échantillon un peu brutal d’une voix féminine coupée. Les paroles décrivent une fête où les participants dansent éperdument, collés les uns aux autres. Le clip se passe dans un bar, les gens boivent et l’atmosphère devient effervescente. Idan Amedi joue les gros casseurs d’ambiance en se demandant si quand même on est vraiment heureux à faire ça. C’est pourtant une sacré fête, même Dieu est là. J’aime beaucoup cette piste, sans doute parce que c’est la plus énergique de l’album.

Ein otach (אין אותך, tu n’existes pas)

Cette chanson n’est pas (encore ?) un monoplage et je n’ai pas trouvé d’endroit où l’on peut l’écouter sur la toile. C’est pourtant une de mes chouchoutes. Elle m’évoque une sortie de dépression où l’on arrive à nouveau à se tirer vers le haut. On réalise que l’on peut ranger, oublier ce qui ne va pas et où l’on espère que tout ira mieux. Amedi parle à la première personne, puis quelqu’un arrive, l’encourage, lui redonne confiance en l’amour et il réalise qu’il faut qu’il s’habitue au fait que cette personne n’existe pas. Si le thème reste assez mélancolique ou étrange, la ligne de basse discrète, mais rapide donne un élan optimiste dans la musique que je trouve très engageant, et qui me plait.

J’espère que je vous ai donné envie d’écouter cet album doux et mélancolique ou au moins ses tubes disponibles sur Youtube. Si vous aimez l’hébreu, les textes sont plutôt accessibles : on n’y trouve pas de licence poétique et le vocabulaire est simple.

Publié par

Nicolas Legrand

J'aime beaucoup la clarinette et l'hébreu. Parfois, je fais de l'informatique en bibliothèque.

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